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couple

Une résidence pour tous

Depuis plusieurs années, le RQRA réalise les représentations et les interventions nécessaires afin que les résidences privées pour aînés (RPA) du Québec poursuivent leurs activités de manière viable et durable.

Au fil des ans, plusieurs études ont été produites et déposées au gouvernement dans l’objectif de mettre fin au cul-de-sac financier dans lequel sont appelées à se retrouver inévitablement toutes les RPA, à savoir une insuffisance de revenus, provenant des loyers, sur les dépenses, principalement salariales.

Or, la pandémie et les réponses du gouvernement à celle-ci ont amplifié cet état de fait.

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Les aînés  au Québec

Doublé

Entre 1971 et 2016, la proportion des gens de 65 ans et plus a plus que doublé et leur effectif a triplé.

20%

Les 65 ans et + représentent environ 20 % de la population. D’ici à 2031, ils devraient représenter plus de 25 % de la population.

40%

D’ici à 2028, la population des 75 ans et plus devrait augmenter de 40 %, par rapport à 2018.

29,7%

En 2019, 1,5 % des gens âgés entre 65 et 74 ans habitaient dans une résidence privée pour aînés. Ce pourcentage grimpe à 10,4 % chez les 75 à 84 ans et à 29,7 %, chez les citoyens de 85 ans et plus.

rapidement

Le Québec vieillit plus rapidement que le reste du Canada et la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

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Les rpa  au Québec

1700

On compte plus de 1700 résidences au Québec et 133 000 logis. Parmi celles-ci, on dénombre :

1391

1391 résidences de moins de 100 résidents, représentant 39 000 logis

126

126 résidences de plus de 250 résidents, représentant 46 000 logis

1/5

150 000 aînés ont choisi une résidence privée pour aînés comme milieu de vie, ce qui représente 1 aîné sur 5.

5500

Il y a un besoin de plus de 5500 unités supplémentaires par année pour répondre aux souhaits d’hébergement des aînés québécois au cours des 10 prochaines années.

Les aînés qui choisissent ces milieux de vie en sont clairement satisfaits, comme le démontrent année après année des sondages réalisés par Léger.

94%

des aînés se disent satisfaits de leur résidence et 91% la recommanderaient à un ami.

98%

des résidents disent se sentir en sécurité dans leur résidence.

98%

des résidents indiquent être satisfaits des soins prodigués par les employés.

83%

des résidents sont satisfaits à l’égard de la qualité des repas et la saveur de la nourriture.

Il y a des réalités diverses qui se côtoient dans l’industrie : certaines résidences faisant partie de moyens ou grands groupes assurent une bonne partie de la réponse à la demande croissante dans les centres urbains, et plusieurs autres, de plus petite taille, offrent elles aussi des milieux de vie adaptés aux communautés moins populeuses, partout sur le territoire.

500

Dans les quatre dernières années, plus de 500 résidences ont fermé leurs portes ou se sont « décertifiées ».

Les déménagements causent souvent des effets délétères sur la santé des aînés.

pandemie

Déjà avant la pandémie, la viabilité des RPA était mise à mal, au niveau des opérations, particulièrement au chapitre de la prestation de services.
La situation est dommageable pour la viabilité et la pérennité même du modèle d’hébergement privé pour aînés, qui joue un rôle fondamental dans le continuum d’hébergement de soins aux aînés du Québec.

Lorsqu’une résidence ferme ou se décertifie, soit les aînés doivent déménager, soit ils seront dorénavant dans un milieu qui ne fera plus l’objet de l’encadrement offert par la certification, tout en perdant accès au crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés.

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LA FORCE ÉCONOMIQUE
DE CETTE INDUSTRIE

76%

En 2018, la dépense totale en biens et services des résidences privées pour aînés a atteint 2,2 G$. Cette même dépense est évaluée à 3,8 G$ en 2028, soit une augmentation de 76 %, par rapport à 2018.

70%

En 2018, les résidences privées pour aînés représentaient des investissements annuels de 2,9G$, avec 70 projets en cours de construction..

12,8G$

De 2018 à 2028, 12,8 G$ en investissements seront nécessaires pour couvrir les besoins en logement.

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Les  EMPLOYÉS

42 300

Le secteur des résidences privées pour aînés emploie 42 300 personnes au Québec (2018).

180h

La formation des préposés aux résidents dans une RPA est une AEC de 180 heures. La formation est obligatoire. La formation pour un préposé aux bénéficiaires dans le réseau public est un DEP de 750 heures, et elle n'est pas obligatoire.

salaires

Au cours des dernières années, les salaires moyens des employés des RPA n’ont jamais cessé d’augmenter.
Les augmentations salariales dans le réseau public accentuent la pression sur les salaires dans les RPA, ce qui représente une crise potentielle pour ces dernières.

15$/h

Le salaire horaire moyen des préposés aux soins de jour est de 15$/h (ou 27 300 $/an).

Les conditions de leurs employés

Les RPA souhaitent être en mesure d’augmenter les conditions de leurs employés et reçoivent actuellement un support financier important du gouvernement pour ce faire. Ce soutien financier permet de combler une partie de l’écart entre le salaire des préposés aux résidents des RPA comparativement aux salaires des préposés aux bénéficiaires du réseau public.

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LES SOINS PRODIGUÉS ET
LES SERVICES OFFERTS

Primordial

Les RPA sont aux premières lignes dans l’offre de services et de soins de qualité aux aînés du Québec. Leur rôle dans le continuum est primordial.

La réalité des RPA

Les baux et surtout l’encadrement relatif à la fixation des loyers ne sont pas adaptés à la réalité des RPA.

1/2

La moitié des coûts va dans des salaires qui augmentent beaucoup plus rapidement que les encadrements du Tribunal administratif du logement.

besoins

Les besoins en services liés au vieillissement et à la dépendance, ainsi que les coûts qui y sont associés, augmentent rapidement.

Le crédit d’impôt remboursable pour maintien à domicile ne permet pas aux aînés à plus faible revenu de demeurer en résidence, alors que leur niveau d’autonomie se dégrade.

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L’ENJEU DE  LA PÉRENNITÉ

Déjà avant la pandémie, la viabilité des RPA était mise à mal, au niveau des opérations, particulièrement au chapitre de la prestation de services.

La situation est dommageable pour la viabilité et la pérennité même du modèle d’hébergement privé pour aînés, qui joue un rôle fondamental dans le continuum d’hébergement de soins aux aînés du Québec.

De 2016 à 2018, les revenus globaux des RPA ont augmenté d’environ 4,8 % par an, alors que les dépenses ont augmenté de 8,6 % par an.

Les résidences doivent trouver un équilibre financier dans l’opération et la livraison des services aux aînés, et ce, sans même augmenter les salaires de leurs employés.

Les baux et surtout l’encadrement relatif à la fixation des loyers ne sont pas adaptés à la réalité des RPA.

Le modèle économique de l’industrie recèle un problème fondamental : il est devenu plus payant de développer que de gérer une résidence pour aînés. C’est une situation intenable à long terme.

Si l’industrie des RPA devenait incapable de répondre à la demande des aînés qui souhaitent y résider, cela créerait un vide dans l’hébergement et les soins destinés à cette part importante de la population, vide qui devra être comblé par l’État, donc collectivement et à grands frais.

Couple heureux

Pour assurer la pérennité du modèle
d’hébergement privé des aînés au québec, il faut:

Nouvelles règles de fixation de loyer

Bonification du crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés

Augmenter les salaires des employés sans pénaliser financièrement les résidents.